La vodka – boisson alcoolisée traditionnelle Russe, est actuellement produite dans plusieurs pays du monde, mais seulement la vodka russe est un produit classique originel unique en son genre. Même en Russie, on compte déjà quelques milliers de marques en tout genre. Au vu de cette diversification, il devient très difficile de trouver de la vodka de qualité à prix abordable. Les différents concours aident à faire un choix. Il y a quelques jours, à Moscou, a eu lieu une des compétitions les plus importante dans le monde des spiritueux – XII concours international de dégustation. Ce concours a pris place dans le cadre d’une des exposition les plus grande de Russie et d’Europe d’Est - «Prodexpo - 2010». Chaque année on voit augmenter le nombre de participants à ce concours, car la victoire signifie la reconnaissance des standards de qualité de la production. Outre cela ce concours aide les acheteurs à s’orienter dans le grand assortiment de marques de vodka. Malgré la crise économique, près de 200 sociétés ont présenté cette année leurs produits à l’examen du jury – ce sont quelques 100 vodkas du monde entier.
La composition de la commission embrasse non seulement les experts en chef de la branche, connus en Russie et à l’étranger, mais également les technologues, qui ont une expérience de dix ans au minimum. Les échantillons ont été évalué selon une échelle de 100 points. On choisit la meilleure vodka non pas pour sa valeur physico-chimiques, mais d’après des caractéristiques organoleptiques – car les consommateurs sont habitués à juger sur la qualité de la boisson. On évalue son arôme, son goût et sa finale. La dégustation se fait «à l’aveuglette», afin de préserver une certaine objectivité. Les experts ne connaissent ni leurs dénominations, ni le nom de la société, et cela pour que la renommée du producteur ne puisse pas influer sur le résultat final. Outre cela, les dégustateurs exigent, que les produits de série prennent part au concours, et non les produits super-exclusifs, fabriqués spécialement pour la dégustation.
Le jury ne se dérobe pas et évalue toutes les boissons de manière exigeante. Seulement 40% des produits présentés sont décorés d’une médaille. Le chef de la commission de dégustation du concours, Alexandre Zaitsev, parle de son travail: «Si on parle de la vodka, alors elle a trois composantes principales : l’eau, l’alcool et le plus important – comment elle est produite. La création de la vodka d’une haute qualité est égale à la création d’une œuvre artistique. La vodka doit posséder l’arôme spécifique de la vodka, un bon et agréable arrière-goût et elle ne doit pas entraîner la réjection dans la bouche. Tout cela est une condition obligatoire pour une vodka d’une haute classe et donc pour les vainqueurs de notre concours».
Le prix suprême du concours est le grand prix qu’on accorde à une seule boisson dans chaque catégorie (le vin, la vodka, le cognac etc.).
Cette année on a vu naître encore une nomination, que les journalistes ont baptisé «le prix des prix».
«Le grand prix pour la constante qualité» a été accordé à toute l’usine de liqueurs et de vodkas «Khortitsa». Cette vodka a déjà obtenu le prix suprême déjà trois fois, cette année on a décidé de donner le prix à l’entreprise qui la produit. Cela signifie, que toute la ligne de produits est digne du prix. «Le grand prix est accordé à l’usine pour la création stable de vodkas de grande qualité, – a dit pendant la cérémonie de remise des prix Alexandre Zaitsev, chef de la commission de dégustation. En dépit de l’opinion répandue, que les consommateurs ne sont pas compétents dans la question de la qualité des vodkas, j’ose affirmer l’inverse. Le consommateur russe estime la qualité des boissons, surtout si ce niveau de qualité est stable. Je pense, que la «Khortitsa» jouit d’un succès chez les consommateurs parce que cette vodka est sur un segment de prix moyen, ce qui est d’actualité au regard de la situation économique. Selon mon opinion, cette vodka a le rapport prix - qualité idéal. Il semble, que les organisateurs des différents prix et concours dans notre pays ont commencé à comprendre, que le garant de leur succès est l’objectivité, notamment parce qu’ils deviennent réellement utiles pour le consommateur, ils peuvent prétendre jouer le rôle d’un bon conseilleur lors du choix complexe dans les rayons des magasins, au cours du choix d’une pure «eau-de-vie», comme disent les Français.
(Izvestia, 2010, le 10 février. – page 3).